Travail de Vacances : Cachez ce sein !
11 août, 2009 at 3:22 | In Non classé | Leave a Comment
J’adore… Que le premier des publicitaires venus, de sexe masculin cela va sans dire, utilise un corps de femme pour vendre tout et n’importe quoi, de la voiture au yahourt, en passant par la bouteille d’eau pour fontaine d’entreprise, et vous aurez à peine de quoi remplir une demi-colonne d’informations… Au plein cœur de l’été, alors que rien ne se passe, du moins selon la logique toute particulière des média de masse, une candidate allemande aux élections ose une photo tout à fait innocente accompagnée d’un commentaire plutôt humoristque (« Nous avons plus que cela à offrir ») et les boucliers de la bien pensante Allemagne se soulèvent d’un plein coup ! Sexiste, indécent, grossier, vulgaire… J’en passe et de plus solide que je ne peux pas traduire, n’ étant pas polyglotte… Ainsi donc, ces dames ne pourraient pas avoir un regard humoristique sur leur plastique ? Ni même prendre l’homo erectus à son propre jeu ? Ou alors, c’est l’âge de ces deux dames aux caractères bien trempés qui dérange ? Peut-être aurait-on eu moins de remous si une jeune candidate bavaroise s’était à demi dénudée sous une culotte de peau ? Tant qu’à faire dans le cliché, allons-y gaiement, nein ?
Plus largement, cela reflète aussi les soubresauts de non-informations qui secouent le petit monde des médias durant cette chaude et calme période aoûtienne. Après les seins de Sharon Stone, voici venir le décolleté d’Angela et sa copine Vera… L’été sera chaud qu’il disait…
Devoir de Vacances : En marge de G.I. Joe et Transformers 2
10 août, 2009 at 2:00 | In Non classé | Leave a CommentJe crois que je viens soudain de réaliser un truc… Enfin, disons que je m’en suis rendu compte hier soir, en rentrant de la projection de G.I. Joe, après avoir lu plusieurs critiques de ce pétaradant divertissement… Tout comme Transformers 2, autre création ludico-cinématographique bourrée jusqu’à la gueule d’effets déments et d’arabesques scénaristiques inutiles, les aventures des « Joe » devraient être distribué en salle avec la mention « A Réserver à un public avertis ». Oui, vous avez bien lu. « Avertis » comme dans « Avertis de ne pas prendre cela au premier degrés ». Avertis comme dans « Avertis que bien entendu l’histoire n’aura aucune logique, mais qu’attentez vous d’un film avec des robots géants ou des combinaisons accélératrices (au passage, j’en veux une pour Noël !) ».
Parce qu’evidemment, j’ai lu partout que ces deux films se rejoignent sur le terrain de la stupidité, du divertissement creux ou encore du foutage de gueule intégrale envers les spectateurs.
Sauf que… Sauf qu’à partir du moment où je débourse mes sous pour aller voir deux clans de robots se disputer un bout de métal pour dominer le monde… Ou la guerre sous-marine sans fin entre deux factions de pseudo- militaires surarmés… Je sais pertinemment bien que je ne suis pas là pour recevoir une leçon de cinéma, d’écriture ou de politique internationale.
Et n’est-ce pas tout aussi crétin, condescendant, de croire que la plupart des spectateurs entrent voir ce genre de divertissement pour autre chose… que pour une overdose sensorielle un peu vaine ? Ou de les percevoir comme une entité vulnérable, malléable et passive ?
Bien entendu, il restera toujours une petite frange de la population qui en ressortira renforcée dans sa perception des stéréotypes raciaux, sexuels, politiques ou sociologiques que véhiculent ces monstres dévoreurs de dollars… et de QI. Mais, et détrompez moi je ne demande que cela, je doute que cette petite frange entre dans la salle avec une vision ouverte, tolérante et fraternelle de notre société. Et le travail de démontage doit se situer autre part que dans la salle obscure, où le fun, les explosions et les rêves de gosse de neuf ans prennent vie sur un écran de 5 mètres de haut.
Dans la foulée, je milite donc pour la diffusion de l’intégrale de Michael Bay et de Stephen Sommers dans les classes de primaire. Avec un accompagnement adéquat ? Je suis certain que cela devrait faire plus de bien que la télévision scolaire de notre enfance !
Devoir de Vacances : La Forteresse Noire, de F. Paul Wilson
5 août, 2009 at 11:27 | In Non classé | Leave a Comment
Quelque chose tue mes hommes.” Tel est le message d’un officier allemand dont l’escadron est stationné dans un donjon perdu dans les brumes de Transylvanie. Le capitaine Woermann y voit ses hommes périr les uns après les autres dans des conditions atroces. Une escouade SS est envoyée en renfort mats découvre, à son arrivée, une situation terrifiante. Invisible et silencieux, l’ennemi fait une victime par nuit, laissant un corps mutilé et vidé de son sang. Une créature a surgi des ténèbres pour frapper avec une sauvagerie inimaginable des soldats peut-être un peu trop cupides. En proie à la panique, les nazis font alors appel à un spécialiste des légendes locales pour élucider ce mystère et mettre fin au massacre : un vieil érudit juif, féru de démonologie…
Dans son entreprise salutaire d’occuper le terrain autrefois squatté par la collection Pocket Terreur ou encore J’ ai Lu Epouvante, Milady continue de sortir de ses cartons des incontournables. Des romans venus d’une époque où Stephen King-mania aidant, les éditeurs n’avaient aucune crainte de se réclamer du genre fantastique… Ne comptez pas sur moi pour vous sortir le vieux couplet du « c’était mieux avant », mais force est de constater : depuis que le fantastique s’est réfugié dans la littérature « pour ado », ou encore entre les couvertures de « best-sellers de l’été » où la niaiserie se dispute avec la tiédeur des propos, jeter son regard sur un roman de genre un rien « piquant » est une gageure… En dehors des colorés sortie « poche » de nos amis Miladiens ! Cette Forteresse Noire fait donc partie d’une livraison d’été où les canards boiteux sont heureusement absents. Avec son ambiance sombre, ses « héros » à l’idéologie putride et sa finalité plutôt surprenante, le roman de F. Paul Wilson est en fait le premier d’une longue série, dans laquelle l’auteur revisite notre Histoire avec un subtil sens de l’observation et du divertissement. Plusieurs de ces « suites » étant aux abonnés absents dans nos librairies, ont espère que Milady poursuivra la publication de cette Œuvre toujours en court d’écriture.
Devoir de Vacances : Nemesis, de Shaun Hutson
4 août, 2009 at 9:51 | In Non classé | Leave a Comment
Sue et John Hacket ont vu l’horreur absolue quand ils ont retrouvé chez eux leur petite fille sauvagement assassinée. Pour ne pas sombrer dans la folie et tenter de sauver ce qui reste de leur mariage, ils déménagent et partent s’installer dans la petite ville de Hinkston. Or, autrefois paisible, cette bourgade est aujourd’hui déchirée par une série de meurtres aussi atroces qu’inexpliqués.
Ce qui formidable avec les Editions Bragelonne/Milady – et non, je n’ai pas d’action dans la boite… – c’est cette façon décomplexée qu’ils ont de vous balancer des ouvrages que d’autres manipuleraient avec des pincettes ! C’est encore le cas avec ce roman sans concession d’une des plumes les plus enragées de la vague fantastique anglaise des années quatre vingt dix. Shaun Hutson avait, comme d’autres auteurs, fait les frais de publications un rien « arrangées » dans la défunte et folklorique collection « Gore » du Fleuve Noir, le voici ici présenté dans toute sa splendeur et son énergie. Construit comme un entrelacs d’histoires parallèles qui finissent par ne former qu’une seule et terrible narration sanglante, Nemesis n’oublie pas, comme la plupart des « bons » romans fantastiques d’aborder des questions piquantes sur la sexualité, le rôle de l’homme et de la femme, la maternité ou encore les limites de la solidarité familiale. Sans concession, Huston s’y entend aussi pour pousser les personnages, l’histoire et surtout le lecteur dans ses derniers retranchements… Et surtout pour éviter toute dose d’édulcorant ou détour improbable par les chemins d’un happy-end de toute façon impossible. Noir c’est noir chez Shaun Hutson et son travail se reçoit comme un shoot d’humeur noire.
Livre : La Malédiction de Bethany, de R. McCammon
16 juin, 2009 at 11:05 | In Non classé | Leave a CommentEn deux mots : Une nouvelle excellente initiative de l’éditeur Milady. Rééditer du Robert McCammon, excellent auteur des années 80 et 90. Son chef d’oeuvre est sans doute L’Heure du Loup, également réédité dans la même collection. Ici, il décline les thèmes de la petite ville hantée et du culte des anciens de façon très “pulp” et particulièrement divertissante.
Hanté par les cauchemars de la guerre du Vietnam, Evan n’aspire qu’à une chose : la tranquillité. Il espère la trouver en s’installant dans la petite ville paisible de Bethany’s Sin avec sa famille. Mais bientôt d’étranges détails viennent le perturber : les hommes de ce village semblent terrorisés, certains sont même horriblement mutilés. Pourtant aucun ne consent à en parler. La nuit, on entend dans les rues des bruits de sabots et des hommes, toujours des hommes, disparaissent sans laisser de traces. Et si les femmes de Bethany’s Sin dissimulaient un horrible secret ?
L’avantage de la littérature fantastique de la fin des années quatre vingt et du début des années quatre-vingt dix, c’est qu’elle ne s’embarrasse pas de faux semblant. Porté par la vague initiée par Stephen King, les auteurs visent d’abord à divertir, décline les thèmes les plus divers sans se poser trop de questions et surtout rende hommage avec une sincérité emprunte de naïveté aux pulps de la génération d’avant-guerre. Sous cet éclairage, La Malédiction de Bethany est presque un guide complet des incontournables de l’époque : petite ville assiégée par des forces mystérieuses, cellule familiale menacée, personnages traumatisés obligés d’affronter leur pire cauchemar, relecture simpliste mais engagée des grands thèmes de société, scènes gore et final pyrotechnique à la limite du ridicule… et surtout totalement inadaptable par une cinéma alors pourtant tout entier enveloppé par les effets spéciaux.
Est-ce à dire pour autant que le roman de Robert McCammon est daté ? Obsolète ? Pire, ringard ? Que nenni non point vous répondrais-je en coeur avec moi-même. Après un départ un peu laborieux, du une fois encore à un rythme non encore contaminé par le montage clipesque du cinéma made in MTV, cette histoire créatures fantomatiques d’origine féminine qui jettent leur dévolu sur une petite communauté qui n’en demandait pas temps tient parfaitement le route et divertira tout autant les nostalgiques de la collection Terreur de chez Pocket que les nouveaux amateurs de fantastique, élevés aux Harry Potter et autres délires à base de vampires ados enamourés !
Livre : Les Enfants du Néant, de O. Descosse
15 juin, 2009 at 9:03 | In Non classé | Leave a CommentEn deux mots : Du solide thriller estival, avec en bonus, une réflexion sur les générations perdues et les errances de l’adolescence
Dans une autre vie, François Marchand était psychanalyste. Un des meilleurs. Jusqu’au jour où sa femme fut étranglée par un de ses patients. Depuis, il est devenu flic, spécialisé dans l’étude des profils criminels. Aidé par le lieutenant Julia Drouot, jeune enquêtrice au caractère entier et au passé douloureux, il va être confronté à des meurtres barbares, sans logique apparente, commis aux quatre coins de la France sur des adolescents. Ensemble, les deux enquêteurs se lanceront sur la piste d’un tueur dont la folie et l’ingéniosité semblent n’avoir aucune limite. Pour le cerner, ils n’auront qu’un seul choix : percer les codes déroutants et complexes d’une génération sacrifiée.
Membre émérite et fondateur de la Ligue de l’Imaginaire, cercle peu fermé des auteurs de thriller à la française, Olivier Descosse se trouve comme un poisson dans l’eau au coeur des courants troubles de l’âme torturée. Ici, il s’agit surtout de l’âme de la jeunesse d’aujourd’hui, perdue dans un monde où être c’est avoir et où les codes de reconnaissances sociales sont brouillés au jour le jour par les sursauts de la mode et du prêt à penser.
Avec un sens aigu du suspense – nous sommes bien ici entre les couvertures d’un « page turner » – et une caractérisation classique, mais efficace, Descosse décortique le malaise d’une jeunesse perdue, génération sacrifiée et scarifiée sur l’autel d’une étrange liberté voulue par des adultes eux-même frappés d’immaturité.
Malin, l’auteur évite tout de même la pirouette finale et renvoie plutôt les générations non pas dos à dos, mais côté à côté sur le chemin d’une redécouverte réciproque… mais peut-être illusoire. Du thriller solide, pour s’interroger sous le parasol.
Livre : Le Diable en Gris, de G. Masterton
28 mai, 2009 at 9:29 | In Non classé | Leave a CommentEn deux mots : Dans la partie de ce blog consacrée à Bob Morane, une lectrice nous parle de son immersion dans Le Diable en Gris de Graham Masterton… J’en profite donc pour reposter ma chronique consacrée au roman lors de sa sortie en grand format chez Bragelonne, et parue originellement dans Phenix
Phénix et Graham Masterton, c’est une longue histoire d’amitié… Lorsque nous avons organisé, dans un passé oublié, un festival de littérature de l’Imaginaire en partenariat avec le Festival de Film Fantastique de Bruxelles, Graham était des nôtres… Lorsque, rebelotte, nous fumes de l’aventure Foire du Livre de Bruxelles au début des années 2000, c’est encore une fois Graham qui traversa la Manche pour représenter fièrement les couleurs des auteurs anglo-saxons sous nos latitudes. Tout cela pour vous dire que lorsque Bragelonne, éditions bien connues pour son activisme sur le front de la Fantasy, a annoncé la création d’une nouvelle collection de romans grand format consacrée au genre horrifique… inaugurée avec un inédit de Graham… Nous ne fûmes pas loin de nous pâmer. Dans un premier temps, la rumeur avait fait état de la sortie de Manitou Blood, le quatrième volet de la série la plus populaire de Masterton… Mais c’est finalement Le Diable En Gris qui débarque sur les étagères de vos librairies préférées. Un choix éditorial censée, ce roman ne s’inscrivant dans aucune série et proposant de découvrir Masterton dans une pose classique… Trop classique peut-être?
Le roman débute par un meurtre particulièrement sanglant, commis par un étrange assassin invisible, qui ne laisse aucune trace exploitable par les « experts » et les enquêteurs de la police de Richmond, en Virginie. L’inspecteur McKenna, lancé sur la piste de ce tueur pas comme les autres réalise bientôt qu’une vague de meurtres frappent en réalité la région. Une vague de meurtre qui pourrait avoir un lien direct avec La Brigade Diable, un groupe de soldats lancés contre les Yankees lors de la Guerre de Sécession.
A partir de là, les amateurs de Masterton n’auront aucun mal à suivre cette histoire qui mêle magie noire, intrigue historique, sexe, action et morts violentes. Dans la plus pure tradition Mastertonienne, le personnage principal va peu à peu admettre l’intervention du surnaturel dans les événements qui le frappe et tenter de découvrir le moyen le plus efficace de mettre à mal les assauts maléfiques. Et c’est sans doute là la plus grande faiblesse de ce roman : lancé sur un mode très « formulaire », Masterton succombe rapidement à un excès de répétitions (combien de fois le personnage principal doit-il être contacté par le fantôme de son épouse pour enfin comprendre qu’il est menacé directement?), ralentit inutilement le rythme et finit par commettre un péché auquel il n’est pourtant pas habitué : il se regarde écrire et allonge inutilement ce Diable En Gris. Certes, les lecteurs qui découvriront Masterton au travers de cette édition grand format (et l’auteur le méritait depuis longtemps !) ne seront pas déçu du voyage… Les amateurs éclairés eux classeront ce Diable aux côté de Sang Impur, plutôt que du Démon des Morts.
Interview : Guillaume Musso
20 mai, 2009 at 10:25 | In Non classé | Leave a CommentJe vous en avais parlé… La rencontre avec Guillaume Musso était un vrai concentré de plaisir !
En voici l’intégrale, publié sur Lire est Un Plaisir. Une interview pour laquelle je jouais les “sidekick” auprès de la charmante Nicky Depasse !
Cliquez ICI
Livre : La Promesse des Ténèbres
19 mai, 2009 at 8:29 | In Non classé | Leave a CommentMaxime Chattam, La Promesse des Ténèbres, chez Albin Michel
En deux mots : Le retour très noir de Maxime Chattam dans l’univers de sa premiière trilogie (L’Ame du Mal, In Tenebris, Maléfices). L’écriture a mûri et la descente aux enfers du personnage principal nous renvoie à nos propres obessions. Magistral.
New York Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s’oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l’industrie pornographique underground se développe à une inquiétante vitesse. Où l’on vend la mort filmée en direct. Au cœur de ce maelström, le journaliste Brady O’Donnel, cherche à comprendre le suicide violent de Rubis, actrice de film porno étrangement fascinante…
Maxime Chattam déboule dans le monde du thriller, au début des années 2000 avec la Trilogie du Mal, une somme qui n’a rien à envier aux meilleurs romans américain du genre. S’il laisse, ça et là dans son texte, les prémices de l’une ou l’autre aventure potentielle, l’auteur surprend pourtant son monde en se penchant ensuite sur les expressions diverses de la violence et de la manipulation. Avec Les Arcanes du Chaos ou encore La Théorie Gaïa, l’aventure haletante, les références aux Grand Complot et aux manipulations de l’ordre mondiale se substituent à l’ambiance policière des premiers romans.
2009 et Maxime Chattam replonge dans l’horreur sombre de la fin des nineties, dépoussière son kit d’expert médico-légal et nous conte la descente aux enfers d’un personnage évoqué lors de la Trilogie du Mal. Brady O’Donnel, reporter photographe et mari d’Annabelle, enquêtrice de choc et de charme. L’Enfer… C’est bien de cela qu’il s’agit, tant Chattam a décidé de ne rien nous épargner dans la description d’un monde souterrain (au propre comme au figuré) qui grouille sous la surface du quotidien. Décidé à nous démonter que le sexe est une des composantes essentielles de notre évolution (au même titre que la violence évoqué dans ses trois précédents romans…) Chattam use de toutes les subtilités de son art pour nous décrire les doutes, les errances et finalement les renoncements de son personnage principal. Moins référenciel que ses romans précédents, cette Promesse des Ténèbres prend des allures de roman de la maturité pour Maxime Chattam, réflexion profonde sur les pulsions humaines, portée par une écriture totalement maîtrisée et une véritable force d’évocation.
Un nouveau pas en avant pour un auteur qui ne cesse de grandir !
Livre : Duma Key, de Stephen King
12 mai, 2009 at 9:34 | In Non classé | Leave a CommentEn deux mots : Quand un de mes auteurs fétiches me déçoit à force de creuser le même sillon…
Duma Key, de Stephen King
Mutilé par un terrible accident, abandonné par sa femme, Edgar Freemantle, un businessman du Minnesota, décide de tout quitter pour la Floride.
Une nouvelle vie l’attend sur l’îlot de Duma Key, langue de terre presqu’inhabitée, dévastée régulièrement par des ouragans imprévisibles, et qui appartient à une mécène excentrique dont les sœurs jumelles ont disparu dans les années 20. Edgar va s’y découvrir un incroyable don pour la peinture. Les incroyables couchers de soleil lui inspirent des tableaux qui vont vite se révéler dangereusement prémonitoires. Freemantle comprend alors qu’il doit découvrir ce qui est arrivé aux jumelles et l’étrange secret de la propriétaire des lieux, avant que les ténèbres n’engloutissent Duma Key et ses habitants.
A partir de quel moment un « sujet » devient-ils une obsession ? Question que Stephen King aurait peut-être du se poser à l’orée de l’écriture de ce Duma Key, roman où l’auteur qui a électrochoqué la littérature fantastique durant les années 80 et 90 plonge à nouveau dans la psyché d’un homme qui a tout perdu à cause d’un terrible accident… Et nous voilà reparti pour un petit tour sur le bolide des angoisses de l’amputation, des trous de mémoire, des pertes de repères et de l’explosion des liens affectifs et sociaux. Sans oublier une forme de rédemption par l’art… et les ténèbres, compagnes d’aventure incontournables, sans lesquelles Stephen King ne serait pas vraiment Stephen King ! Enfin d’aventures… C’est un bien grand mot. Car l’on est plutôt ici dans l’analyse pédestre, les métaphores un rien appuyée et une tendance de plus en plus marquée, au fil des romans de cet actif retraité, à sacrifier tout sens de la narration pour renforcer la description des états d’âmes et de l’atmosphère. L’histoire se traine, le personnage principal s’interroge… Et le lecteur fini par s’ennuyer ferme, exclu quelque peu d’une réflexion en vase clos, dans les clés semblent presque exclusivement réservées à Stephen King en tant qu’être humain frappé dans sa chair, et non plus en tant qu’auteur. Lorsqu’un événement terrible alimente la plume d’un auteur, le lecteur peut ressentir d’une certaine empathie… Lorsqu’il revient avec autant de lourdeur que dans Duma Key, la fuite et le désintérêt risque bien d’être au rendez-vous.
Un roman à réserver aux fans les plus indulgent d’un grand auteur.
Publié sur WordPress. | Theme: Pool by Borja Fernandez.
Entries and comments feeds.