Notes Biographiques
Ma première rencontre avec l’Imaginaire ? C’est sans doute d’abord dans Spirou, avec certaines bandes dessinées mâtinées de fantastique… Puis, la lecture, vers 9-10 ans de l’Ombre Jaune. Le choc… Suivi quelques mois après par la découverte de Dead Zone, alias « L’Accident » de Stephen King.
Dans le même temps, la vidéo explose dans les foyers belges et offre un accès quasi sans limite à des tonnes de films plus folklo-mongolo les uns que les autres. Pour alimenter les après midi « vidéo-club » on s’enfile à peu près n’importe quoi, des perles (Carpenter, De Palma Wes Craven…) et des bouzes (toutes les déclinaisons de Zombies, de Vendredi Treize ou encore de Mad Max).
Mais peu à peu, l’imaginaire se forme… Et avec lui l’envie de coucher sur papier mes propres histoires, mes propres délires.
Je découvre aussi, avec horreur (vraiment ?) que la carrière de grand scientifique que je m’étais rêvé se heurte de plein fouet à un mur plutôt infranchissable : celui d’une totale incompatibilité d’humeur entre votre serviteur et les mathématiques. Pas grave… Si les chiffres se rebellent, les mots eux, se laissent dompter… A condition de ne pas être trop regardant sur l’orthographe.
A 17 ans, je concocte ma première revue de ciné au bahut. Cela s’appelle Ciné Fan, la créature vivra 7 ou 8 numéros, le temps de passer de la machine à écrire à l’ordinateur.
Je participe à des concours d’écriture, des concours de éloquence, des petits spectacles de théâtre… Je fais le malin quoi… Et j’écris. Encore et toujours.
Ma connaissance de plus en plus approfondie de la langue anglaise m’ouvre les portes d’une bibliothèque insoupçonnée, celle des nombreux romans imaginaire non-traduit dans notre belle langue française. King toujours, mais aussi Koontz, Masterton, Laymon, David Morell…
Mes études de journalisme me permettent de me frotter à la réalité du terrain. Stagiaire dans un quotidien liégeois, il faut écrire vite et sur tout les sujets. Le but n’est pas de faire de la littérature mais d’interpeller le lecteur, et de lui permettre de comprendre le message. Un sens de l’urgence que je garde encore aujourd’hui. Je déteste les histoires qui traînent, le style ampoulés et les auteurs qui se regardent écrire.
Mon travail de fin d’études est consacré à Stephen King. Dans les travées de la FNAC de Liège, je découvre « Stephen King sous toutes les coutures », un numéro de Phénix. Une revue de l’Imaginaire que je ne connaissais pas. Je découvre, avec bonheur. Je cherche d’autres numéro… Sans succès. Et pour cause. L’animal est en plein mutation.
Près de deux ans plus tard, à la Foire du Livre de Bruxelles, le retrouve l’oiseau paré du plumage professionnel que lui offre les éditions Claude Lefrancq. A nouveau, je découvre et j’adhère.
Un coup de fil (qui failli ne jamais aboutir, mais c’est une autre histoire…) et le rédacteur en chef me propose tout naturellement de rejoindre l’équipe.
Articles, dossiers, traductions, les travaux s’enchaînent. Puis un jour, la question « Ca te dirait de traduire un bouquin entier » ? Pourquoi pas ? Ca sera la novelization de Seaquest, série télé plutôt réussie, produite par Steven Spielberg. Ma passion pour Star Wars abouti aussi à l’écriture d’un premier document sur le saga de George Lucas… Saga qui ne comporte encore à l’époque que trois films. Dans le même temps, je m’ouvre à Marc Bailly. J’ai une idée pour un roman. Un parc d’attractions totalement virtuel et un virus, qui prend la forme d’un requin, qui boulotte les premiers invités… J’écris Virtual World en quatre mois et les éditions Lefrancq publie ce premier opus en 1997. Joie ! Viens ensuite www.meurtres.com, dans lequel un tueur en séries un peu particulier défie la police sur le net. Joie encore. Mais après le beau temps, un peu de pluie peut-être ? Les éditions Lefrancq entre dans la tempête. Mon roman suivant ne verra pas le jour en Belgique… Mais en France. Les éditions Naturellement publie « Le Syndrome Chronos » en 1999. A ce jour, mon travail le plus ambitieux et peut-être le plus abouti.
Le travail avec Phénix continue et lorsque les édition Naturellement décident de se lancer dans la publication de Science Fiction Magazine dans les kiosque, je suis de la partie. J’irais même jusqu’à occuper le poste de rédacteur en chef adjoint… Une aventure pleine de surprises… Une plongée étonnante dans un monde éditorial totalement différent, celui des mensuels et de leur rythme de fou.
Je publie encore « L’Orgue de Léonardo » aux Editions Naturellement ainsi que sous forme de feuilleton du millénaire dans le journal « Le Matin » publié à Liège.
Et Phénix mute encore, alors que Science-Fiction Magazine n’est déjà plus qu’un souvenir…
Nous vivons une nouvelle aventure hors du commun avec une courte collaboration sur la Foire du Livre de Bruxelles. Rencontre débat avec Bernard Werber, nouvelle rencontre avec Graham Masterton… Discussion avec Roland Wagner, Christophe Lambert ou encore Bernard Simonet…
Des visages, des rencontres, des coups de coeur, des coups de gueule, des joies, des déceptions, des livres… Encore des livres, toujours des livres. Lus et écrits…
Et l’aventure continue…
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