Livre : Sans un Adieu, de Harlan Coben

10 octobre, 2010 à 9:13 | Publié dans Non classé | 1 Commentaire

Aux Etats-Unis et en Australie, en 1960 et 1989 Laura Ayars et David Baskin, l’ancien top model devenue femme d’affaires et la superstar de l’équipe de basket de Boston : un couple béni des dieux ! Pour profiter de leur lune de miel à l’abri des regards, les deux amants partent en Australie. Mais il suffit qu’ils se séparent quelques heures pour que la tragédie frappe… David disparaît, en laissant un simple mot : ” Je suis parti nager. N’oublie jamais que je t’aime… ” Mort par noyade : quand le verdict tombe, Laura a du mal à y croire. Et quand quelques mois plus tard, un inconnu surgi de nulle part remplace David dans l’équipe des Celtics avec un jeu identique au sien, le doute s’insinue dans l’esprit de la jeune femme et sème le trouble parmi ses proches. Déterminée à découvrir la vérité, son enquête va emmener Laura plus loin qu’elle ne l’aurait jamais imaginé, trente ans plus tôt, sur les traces de ses propres parents, de leurs mensonges et de leurs crimes…Mais quelqu’un est prêt à tout pour empêcher le passé de resurgir, même à tuer…

 

Harlan Coben, dans la préface de ce roman (écrite en 2010, contrairement au roman qui date des années 90), a l’honnêteté de prévenir le lecteur. « Si vous pensez avoir entre les mains un nouvel opus d’Harlan Coben, reposez le gentiment dans le rayon avant de dépenser sottement votre argent… ». De fait. Cet opus, l’un des premiers écrit par l’auteur de « Ne Le Dit à Personne » alors qu’il était encore en « recherche » de son style n’a pas grand chose à voir avec les thrillers efficaces et secs qui déboulent chaque année au printemps. Avec une bonne dose d’indulgence, certains diront pourtant que tout y est : les personnages attachants, le passé trouble, les fins de chapitres en forme de point d’interrogations, une structure assez tordue pour maintenir le lecteur éveillé jusqu’au bout de la nuit… Je préfère pousser une petite gueulante contre l’éditeur anglais de Coben, à l’origine de ce « coup ». Non, le fait que le géant créateurs des aventures de Myron Bolitar soit devenu aujourd’hui un écrivain diablement efficace ne réhabilite en rien ce premier essai. « Sans un Adieu » est long, horriblement long. Les personnages sont découpés à la serpe… Et surtout, le suspense est téléphoné, avec, dès les premières pages, des inserts qui divulguent aux lecteurs, avec la finesse d’un trente tonnes, les tenants et les aboutissants de l’intrigue. Et l’état, ce premier essai ressemble à une copie de travail, un brouillon au sein duquel le « vrai » Coben aurait pu trancher avec allégresse pour en extraire un roman de qualité. Encore que, de nos jours, l’histoire du type qui change de visage pour disparaitre, cela ressemble à une grosse ficelle pour série télé en rupture d’acteur, non ? Ah zut, j’ai vendu la mèche. Heu… Epargnez vous le voyage alors !

 

1 Commentaire »

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  1. Coucou à tous !
    Félicitation pour le site Internet et vos articles, je vous souhaite une excellente continuation et une bonne année 2011.


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