Lu : Fragment, de Wareen Fahy

30 août, 2010 à 8:29 | Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Il y a 500 milliers d’années un fragment du grand continent originel s’est détaché pour suivre sa propre évolution ; indépendamment du reste du monde.
C’est cette île – l’île des Henders – que va découvrir le Trident et son équipage, en plein cœur du Pacifique à plus de 2 500 km de toute côte habitée. La confrontation va être stupéfiante et d’une violence inouïe. La flore et la faune de ce petit bout de terre se sont développées selon les règles totalement différentes : les plantes vivent et se battent, les animaux suivent une spirale de vie et de mort incessante. Les scientifiques plongés violemment au cœur de l’énigme la plus extraordinaire de l’histoire de l’humanité s’opposent et s’interrogent : faut-il détruire ou au contraire sauver cette aberration ?

Séance de rattrapage pour ce roman paru l’année dernière chez Lattès et qui avait échappé à mes senseurs ! Depuis le succès phénoménal du Parc Jurassique de Michael Crichton, nombreux sont les auteurs qui ont cherché LA formule du thriller scientifique, le parfait mélange de science et de divertissement. Warren Fahy tente donc l’aventure avec Fragment et… Damned, encore raté ! Dans ce genre de roman, tout est question d’équilibre : marcher sur le fil tendu entre réalisme scientifique et extrapolation plausible, entre émerveillement du lecteur et théorie étonnante, mais pas trop barrée. Avec les dinosaures de son parc d’attraction en folie, Crichton s’appuyait sur une imagerie classique… tout en puisant sans complexe dans des théories alors en pleine révolution : celle du génie génétique.

Warren Fahy essaie de prendre le même chemin… Mais son plat comporte trop d’ingrédients pour vraiment passionner. La faune et la flore de son île perdue ressemble à un fantasme de designer d’imagerie générée par ordinateur, les personnages sont dessinés à grands traits, les scènes s’enchaînent à grande vitesse… sans jamais laissé au lecteur le temps de s’intéresser aux enjeux… Et surtout la narration balance, tel un métronome, entre séquences d’action estampillées « bande-annonce » et discussions scientifiques faussement complexes.

Au final, on obtient un roman plaisant (les éditeurs américains savent, comme personne, exploiter ce genre de pitch…) mais que l’on oublie dès après lecture. Ah ben, un excellent roman de parasol quoi ! Zut… trop tard !

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