Rattrapage Livre : Legende, de David Gemmell
13 novembre, 2009 at 12:58 | In Non classé | Leave a Comment
Ulric est le chef de guerre qui a su pour la première fois rassembler les sauvages tribus nadirs sous un même étendard. Il poursuit avec son immense armée l’implacable extension de son nouvel empire. Druss, guerrier vétéran, est une légende, il a été de toutes les campagnes au temps de son âge d’or. Aujourd’hui au terme de sa vie, il reprend une dernière fois les armes pour sauver l’honneur de sa patrie.
Que les choses soient claires. Je n’aime pas la fantasy. Plus exactement, la direction empruntée par une certaine fantasy. Celle qui confond épique et soporifique, celle qui développe sans fin des univers de plus en plus complexes où le nombre de pages enfle de façon inversement proportionnel à l’intérêt de la narration, celle enfin qui se décline en un nombre de volumes tellement important qu’il ne peut être le résultat que d’une étude approfondie de la couleur de la boucle de ceinture du cinquième cavalier en partant de la gauche, lors de la fameuse bataille de Yark Gouslock, en 24 après l’ère des Valkussss ‘Na. Vous me suivez ? Biberonné à l’efficacité sauvage d’un Moorcock et incapable, jusqu’à aujourd’hui, de lire le Seigneur des Anneaux dans son intégralité, je regardais les couvertures et surtout l’épaisseur des volumes de la fantasy « moderne » avec la circonspection d’un vampire devant sa première flasque d’eau bénite.
Et vous me voyez venir… Si je me suis fendu de cette introduction, pas trop mal balancée ma foi, c’est pour vous asséner ensuite un joli « Heureusement David Gemmell n’est rien de tout cela ».
Regardez.
Heureusement, David Gemmell n’est rien de tout cela ! Et je viens de le découvrir, par la grande porte, avec la lecture de « Légende », son premier roman paru ! Là, pour le coup, c’est vrai que l’aventure s’étale sur cinq cents pages… Mais l’ombre de Moorcock plane bien sur ce récit ! Sauvage, rapide, sexiste, teinté d’une petite touche de fantastique et avant tout sans concession, la geste de Druss et ses compagnons sur les rampars de Dros Delnoch est un véritable enchantement pour l’imaginaire. C’est à peine si l’on constate une petite baisse de rythme à l’orée de la grande bataille, une petite cinquantaine de page où les tergiversations et les interrogations des uns et des autres risquent pour quelque lignes de voir retomber la tension. Pour le reste, c’est rutilant, barbare et forcément porteur d’une idéologie limite extrémiste qui n’est peut-être pas à mettre entre toutes les mains… Mais qui est à ranger dans les plaisirs politiquement incorrect de l’imaginaire en roue libre !
Petite Publication
4 novembre, 2009 at 1:49 | In Non classé | Leave a Comment
Une nouvelle inédite… Publiée dans le cadre des Hors Série Nouvelles de la Revue Phenix.
Bonne lecture !
http://www.phenixweb.net/Hors-serie-Eros-dans-tous-ses
Happy Halloween !
1 novembre, 2009 at 1:26 | In Non classé | Leave a CommentAaaaah, là je ne pouvais absolument pas passer à côté !
Critique Livre : La Forêt des Mânes, J.C. Grangé
29 octobre, 2009 at 2:59 | In Non classé | Leave a Comment
A Paris, Jeanne Korowa, brillante juge d’instruction à la vie affective désastreuse enquête avec François Taine sur une série de meurtres particulièrement sauvages : démembrements, cannibalisme, et mises en scène macabres. Trois plantureuses Vénus atrocement dévorées, trois tableaux sanglants entre rituel et folie. Abusant de son autorité, Jeanne fait installer des micros dans le cabinet d’Antoine Féraud, le psychanalyste qui reçoit chaque semaine son ex petit ami, et tombe par hasard sur une séance étrange où un père révèle les pulsions sanguinaires de son fils autiste et son passage à l’acte. Autisme, fécondité, préhistoire : trois pistes qui mèneront Jeanne, au Nicaragua, au Guatemala, puis dans les marais argentins. Au terme de sa quête, dans la forêt des Mânes, elle découvrira une vérité qu’on aurait préféré ne jamais connaître.
Ah, va-t-il en être des romans de JC Grangé comme des épisodes cinématographiques de Star Trek ? Que je vous explique : pour les trekkies, une règle d’airain s’est établie au fil du temps. Un Star Trek sur deux surprend, divertit et casse la baraque. L’autre bascule généralement dans la formule un rien bâclée, les personnages de cartons pâtes et les aventures pas plus excitantes que l’amerrissage d’un moustique sur le lac Léman. L’année dernière, Jean Christophe Grangé nous avait enchanté, c’est le cas de le dire, avec son Miserere et ses extrémistes sectaires coursés par des flics durs à cuir. Cette année, le voilà de retour avec un tueur en série, une pointe de cannibalisme, une bonne couche de déviance psychiatrique, un louche d’exotisme, juste ce qu’il faut d’exploration scientifique et un personnage féminin aux reliefs faussement compliqués. Le tout pourrait encore se lire avec plaisir – on ne peut pas enlever à Grangé ses qualités d’écrivains, son sens du suspense et le sérieux de ses recherches – si de fâcheuses invraisemblances ne venaient nous arracher, de loin en loin, au flot de la narration. Une juge d’instruction qui se déguise en pompier pour sauver son ami des flammes ? Une écoute « pirate » qui débouche sur une série d’indices essentiels à l’éclaircissement du mystère ? Face à un tel festival on n’est même plus surpris lorsqu’arrive un final qui sacrifie aux règles encore et toujours convenues du pseudo « retournement de situation » téléphoné.
Reste un thriller de bonne facture formelle… Mais qui résonne, fondamentalement, comme une redite aux chemins tortueux… mais balisés.
Reflexe Corporatiste ?
2 octobre, 2009 at 9:35 | In Non classé | Leave a Comment“L’Affaire”‘ Polanski… Je dois avouer que j’étais en train de structurer ma pensée dans cette direction, lorsque mon bon ami Christophe Mavroudis m’a orienté vers cet article… Qui dit ce que je pense avec une simplicité et une rigueur que je n’aurais sans doute jamais pu atteindre !
Merci qui ? Merci Christophe Mavroudis !
La Lignée, de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan
16 septembre, 2009 at 10:53 | In Non classé | Leave a Comment
Oh, que voilà un exercice difficile. Offrir au vaste monde de la littérature de l’imaginaire une relecture un tant soit peu originale du mythe du vampire. En ces temps ou la tendance est davantage aux déclinaisons adolescentes et aux amourettes interdites entre suceurs de sang et jeune lycéenne complexée, Guillermo Del Toro (monsieur Labyrinthe de Pan, Hellboy et autre Echine du Diable, bientôt réalisateur du Hobbit sous le haut parrainage de Peter Jackson…) et Chuck Hogan (jeune valeur montante du thriller…) empruntent les chemins excitants d’une aventure scientifique rythmée comme un tube de hard-rock.
Un avion en rade en bout de piste, du côté de l’aéroport de JFK, des passagers frappés par un prédateur/virus inconnu… Il n’en faut pas plus pour alerter le Dr. Eph Goodweather et son équipe de spécialistes des menaces virales. Dans le même temps, Abraham Setrakian, survivant des camps d’extermination nazi et chasseur de vampires devine l’arrivée d’un vieil ennemi sur le sol américain.
Classique ? C’est sans compter la richesse de la mythologie que Del Toro insuffle au cœur d’un récit qui laisse le lecteur à bout de souffle ! Avec un sens aigu de la mise en scène, du suspense, La Lignée jette les bases d’une trilogie qui devrait faire date dans le petit univers de la littérature de genre. Les images évoquées par Chuck Hogan s’impriment dans les esprits et les relents d’Apocalypse qui flottent sur le fin du récit annonce une suite de la meilleure eau.
La Lignée, ou l’association géniale entre l’imaginaire d’un metteur en scène visionnaire et la plume acérée d’un auteur en pleine possession de son art.
Vite, la suite !
Un Roman Français, la rentrée de Fred !
4 septembre, 2009 at 9:26 | In Non classé | Leave a Comment
Et oui ! Parfois il m’arrive de lire d’autres trucs que des histoires pleines de serial-killers, de voitures de police et d’autopsies improvisées en gros plan par des adeptes du couteau de boucher rouillé ! Vous savez, ces romans avec des couvertures toutes simples (ici, elle est jaune pâle…) dotée d’un bandeau qui hurle à la face du monde le nom de l’auteur (parce que, de toute façon, le titre, y a des chances que personne ne va le retenir…) et dont les journaux/radio/télés parleront durant les quinze premiers jours de la rentrée littéraire (cet étrange embouteillage livresque qui ne semble se définir qu’en nombre de titres sortis, en polémiquettes et autres « premier roman » de jeune femme apparemment propre sur elle qui ont passé leur été à se faire prendre par des danois (les chiens, pas les étudiants au(x) paire(s)), ça y est je viens d’inaugurer l’effet de la parenthèse dans la parenthèse, je vous dis pas le bazar quand je fais devoir refermer tout cela… Il va y avoir des courants d’air, c’est certain.)
Où en étais-je ? Ah oui, j’ai lu le dernier roman de Fred. Ah lala. Fred, je l’aime bien. Oui., Lorsqu’il prend la pose sur le plateau de Canal Plus, ou qu’il s’amuse à mettre notre époque en boite, au fil de magnifiques mises en abîme où les publicitaires shootés et les femmes faciles défilent comme à la parade entre deux name-droping bien casse burne pour le landerneau du show-bizzzzz. C’est blinquant, c’est drôle et surtout cela dit pas mal de chose sur notre époque… Mais là, Fred, je dois bien avouer que j’ai trouvé la lame un peu émoussée. Tu me diras que tu préviens dés le départ. Tu vas te retourner sur une enfance plutôt banale, tu avoues que tu as plutôt vécu le cul dans le beurre et que tes jérémiades risquent de passer pour les braillements un peu ridicules d’un pauvre petit garçon riche qui n’ose pas regarder la réalité en face… Et surtout tu t’empresses à tour de page d’accuser, de façon un peu bateau tu en conviendras, la société, l’évolution des mœurs ou encore les résurgences psychanalytiques, de tous tes maux. Ce que j’ai adoré dans ce roman c’est lorsque tu t’accuses d’avoir été un enfant avec un esprit d’adulte… Puis un adulte avec un esprit d’enfant. Je n’ai pas ton sens de la formule, mais tu te souviens du passage, je suppose ? Ailleurs, c’est toi qui hurle aussi que les parents s’explosent l’esprit à force de tout sacrifier à leur progéniture, de s’oublier dans un obligatoire sacrifice sur l’autel de la génération qui vient… Tu ne m’en voudras donc pas de reprendre l’argument et de ne pas sacrifier mon esprit critique et mon plaisir de lecteur à l’enfant-gâté de la littérature qui a rédigé ce roman français. Il ya des fulgurances dans tes pages de rentrée Fred, des vrais morceaux de tendresse et d’émotions… Mais il y aussi des accès de nombrilisme fatiguant, des croisades puériles, des clichés que tu as toi-même trop bien explosé/exposé dans tes autres romans. Je crois que tu as écrit ce roman avec sincérité, mais avec le nez collé contre le rétroviseur… Du coup, la route devant, l’intérieur de la berline, le décor, tout ça… C’est de l écriture automatique, de la provoc’ de prisu et du bon mot en boite. Je voudrais bien que tu oses, Fred. Ecrire un autre livre de Beigbeder. Comme Windows of The World tiens…
Devoir de Vacances : The Lovely Bones, d’Alice Sebold
14 août, 2009 at 11:18 | In Non classé | Leave a Comment
Je me souviens très bien de la dernière fois qu’un texte de fiction est parvenu à m’émouvoir aux larmes… Il s’agissait d’une nouvelle de Dean Koonz, parue dans son recueil intitulé « Strange Highways ». Depuis ces temps révolus, mon cœur s’était sans doute recouvert d’une solide couche de béton armé, coulée au fil des lectures sanglantes et immorales de trop nombreux thrillers sans concession ! Jusqu’à ce que je me lance dans la lecture, tardive je dois l’admettre, de « La Nostalgie de l’Ange », alias « The Lovely Bones », de Alice Sebold. Prochain film de Peter Jackson, ce roman atypique raconte les conséquences du meurtre horrible d’une gamine, Susie Salmon, sur un univers familial et scolaire de l’americana. L’originalité ? Le roman nous est raconté du point de vue de Susie, installée dans « son » paradis, mais capable de voir son petit monde évoluer au fil des saisons, des crises, des amours et des déceptions… Evacuant toute référence bondieusarde, Sebold tisse un récit émouvant, fort, graphique et totalement humain. S’éloignant clairement des clichés du genre, traitant la plupart des scènes « obligatoires » de ce type de roman avec fraîcheur, elle parvient à exprimer avec une force inédite l’horreur et le vide engendré par la disparation d’un enfant. Dans le même temps, Alice Sebold rend un vibrant hommage à la force de l’esprit humain et termine son récit sur une note d’espoir fabuleuse. Un formidable mélange de larmes et de rire que Peter Jackson aura fort à faire pour égaler sur grand écran en décembre prochain. Mais vu que l’on parle de l’homme qui est parvenu à dompter Le Seigneur des Anneaux, tous les espoirs sont permis…
Le lien vers la bande annonce du film : http://www.lovelybones.com/
Devoir de Vacances : Peut-on rire de tout ?
12 août, 2009 at 9:11 | In Non classé | Leave a CommentDepuis quelques semaines déjà, les informations sur les explosions d’IPhone circulent aux quatre coins de la toile… Le petit bijou d’Apple serait-il en passe de gagner plusieurs places sur la liste des armes de destructions massives, surclassant le lait maternel et les chaussures doublées au C4 ?
En tous les cas, cette vague nous permet de découvrir une nouvelle perle du journalisme, publiée par l’agence de presse AFP.
Je reprend intégralement l’accroche, parue sur le site DH.be
L’appareil “s’est mis à grésiller, diffusant un bruit de friture”, avant de se fissurer et de “projeter en l’air à 30 cm et pendant plusieurs heures” des morceaux de l’écran cassé
Que je comprenne bien… Bon, déjà un Iphone qui se met à grésiller, je me méfie… C’est comme le pétard qui n’explose pas… J’évite de le coller contre mon oreille pour écouter s’il se consume encore… Mais que “des morceaux d’écran cassé soit projetés en l’air, 30 cm… PENDANT DES HEURES”, là, je reste ébahis.
A la fois de la longévité du lanceur et de l’extraordinaire persévérance du propriétaire qui a assisté au phénomène, sans se démonter, durant toute la durée de l’événement…
Et dire que certains critiquaient, lors de sa sortie, la qualité des batteries de l’IPhone…
Devoir de Vacances : Scenes de fin…
12 août, 2009 at 10:29 | In Non classé | 2 CommentsL’autre jour, je revoyais avec grand plaisir l’adaptation d’Iron Man, avec ce satané bougre d’excellent acteur de Robert Downey JR et je n’ai pas pu retenir mon sourire lors de la scène finale. Soit une conférence de presse où Tony Stark est censé s’en tenir à une version officielle de « l’affaire Iron Man »… Mais qui se termine par une large sourire canaille et un « Je suis Iron Man » qui provoque le délire parmi les journalistes et le générique final. Juste pour le fun, j’ai donc tenté de me rappeler les 10 scène finales qui n’ont pas manqué de marquer mon imaginaire de cinéphage.
Carrie : Où Amy Irving, future ex-madame Spielberg se penche sur la tombe de Carrie… Lorsqu’une main jaillie de sous la terre tente de la saisir. Un truc qui marche à chaque fois…
Autant en Emporte le Vent : « Franchement, ma chère, je n’en ai rien à faire ». Et Scarlette O’Hara, abandonnée au pied du grand escalier de sa maison du Sud de scander sa phrase fétiche : « J’y penserai demain… ».
Matrix : Neo, façon Superman moderne, sort d’une cabine téléphonique et s’envole ! Dément ! Au contraire des deux suites qui lassent en exploitant de façon faussement complexe une idée de base géniale.
The Mist : Poussé dans ces derniers retranchements, perdus au milieu du brouillard, le personnage principal, interprété par Thomas Jane, fini par tuer tous les occupants de la voiture qui leur a permis de s’échapper d’un supermarché assiégé par des créatures de cauchemar. Tous les occupants, y compris son fils. Vingt secondes plus tard, le feulement n’est pas celui d’un monstre, mais le moteur d’un véhicule militaire qui vient les sauver tous alors que le brouillard se lève. Imparable.
Retour vers le futur : Tout est rentré dans l’ordre dans la vie de Marty McFly… Plus que dans l’ordre même… Jusqu’à ce que Doc Brown déboule au volant de la De Lorean pour l’emmener là où « on a pas besoin de route ». Et la voiture iconique de s’élever à quelques mètres du sol avant de disparaître dans un éclair ! Cool.
Usual Suspect : Qui est Keiser Soze ? Hein, qui ? La « dernière marche » de Kevin Spacey, qui se transforme de façon spectaculaire, sans aucun effet spécial nous donne la réponse de flamboyante façon. Et tout le monde s’est fait avoir, flics et spectateurs inclus !
La Planète des Singes : Entré dans la fameuse « Zone Interdite », Charlton Heston découvre les débris de la statue de la liberté, jetés sur le rivage d’une plage qu’il croyait appartenir à une planète éloignée de la notre… Mais non… Un fin due à la plume de Rod Sterling, auteur de la Quatrième Dimension.
Casablanca : Extraordinaire performance d’Humphrey Bogart, qui laisse partir la femme qu’il aime, afin de lui assurer la sécurité en des temps troublé. Alors que l’avion s’envole, Boggey s’en retourne dans le brouillard en compagnie de son nouvel ami, le militaire français.
Scarface : Evidemment, pas le genre de scène finale à regarder, en amoureux, pelotonné sur le sofa ! Le baroud d’honneur du roi de la drogue interprété avec brio par Al Pacino n’a jamais été égalé dans l’histoire du cinéma… Et je pèse mes mots !
Certains l’aime chaud : « Mais, mais… Je suis un homme ». « Personne n’est parfait ‘ ». Est-il besoin d’ajouter quelque chose ?
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